Le skipper

Emmanuel Le Chapelier

En prime abord, Emmanuel se montrera toujours un peu réservé, mais détrompez-vous, il n’aime pas les sentiers battus. Toujours dans l’action, ce qu’il veut c’est partir à la conquête de l’inconnu, sans craindre les conséquences. Emmanuel sait ce qu’il veut, c’est un fonceur dans l’âme : la voile, la mer, le vent, dompter les éléments, c’est le défi d’une vie. Son parcours est celui d’un petit breton des côtes d’Armor qui a grandi aux rythmes des marées…plongez dans son histoire !

Palmarès


Champion de France

2019
Multicoques C1


Raid Martinique

2019
Formule 16


GP Arcachon

2019
Diam 24


Champion d’Europe

2018
Formule 16


Champion de France

2018
Formule 16


Champion de France

2018
Hobie Wild Cat


Champion d’Europe

2017
Formule 16


Champion de France

2017
Formule 16

Vice
Champion du Monde

2017
Viper

Vice
Champion du Monde

2016
Formule 16


Champion de France

2016
Formule 16


Champion du Monde

2014
Viper

BIO

Emmanuel nait le 25 Avril 1985 à St Brieuc (22), « Bretagne nord comme ils disent »…  a priori rien ne prédestinait ce garçonnet blond aux yeux bleus à parcourir les océans à la voile et pourtant…. il faut croire qu’une fée bretonne s’est penchée sur son berceau, une de celle que l’on voit au crépuscule errer dans la Lande et qui vous attire soudain par son chant clair vers le large….

C’est à l’âge de raison, accompagné de ses grands-parents paternels qu’il découvre la voile lors de stages d’été, un peu par hasard, comme tous les petits bretons de son âge. C’est l’été dans la baie des Ebihens, le soleil qui dore la peau et l’écume qui fouette le visage, le bien-être absolu dans les eaux claires de la côte et la voile « ça lui plait ».

Pour Emmanuel ce ne sera pas le football ni le tennis, ce sera la voile, son sport du week-end en quelque sorte parce qu’il faut en choisir un et que la voile il a bien aimé cela en vacances.

Mais quand à 12 ans il faut affronter les rudesses de l’Hiver, préparer son bateau presque sans lumière, porter les voiles… Tous les samedis c’est le même rituel. …que c’est dur pour lui, bien plus dur qu’il n’y pensait.

Heureusement il y avait Danièle, sa maman, toujours bienveillante, elle était là pour le pousser, l’encourager, malgré l’eau froide, le vent et la pluie. Elle l’attendait avec ce petit pain au lait tartiné de beurre salé et garni de chocolat. Alors il s’accroche…

C’est le début de la régate, le début des vrais enjeux et la découverte de la compétition.

Il aime le travail d’équipe, les premières courses en dériveur « en double », l’ambiance de la régate, le regard des autres compétiteurs. Il débute alors évidemment il ne gagne pas. D’ailleurs certains coureurs ont démarré très tôt en optimist et cumulent déjà 5 voire 6 saisons. Comme Il n’y a rien qui irrite autant Emmanuel que le relâchement ou la démission, il veut rester à la hauteur. Le diminutif dont on l’affuble gentiment, « Manu », ne saurait lui faire perdre de vue l’essentiel, gagner !

Après une saison et demie sur dériveur, le comité départemental de voile du 22 lui propose un catamaran « KL15.5 ».

Emmanuel est peut être un casse-cou mais les débuts en « cata » c’est « cata », il a du mal à barrer au trapèze ….

Ce qu’il aime par-dessus tout Emmanuel c’est défier les interdits, éprouver de fortes sensations, tester ses limites. C’est en naviguant qu’il se crée cet univers, qu’il se sent vivant. Ses aspirations le portent à l’action, il évolue sur différents supports, ne gagne pas encore…et puis il entreprend des séries plus grandes et navigue dès 2003 en Hobie Cat 16, un multicoque qui va devenir un de ses fidèles compagnons de route. Emmanuel est volontaire et travailleur, il ne reste jamais vraiment inactif, il sacrifie beaucoup de choses pour sa passion. A l’heure où ses amis sortent s’amuser, lui il se prépare, il prépare son bateau, il ressent le vent, s’oriente sur l’eau, imagine le tracé sur les vagues, il ajuste ses voiles… et le travail va payer : en 2004 c’est une première victoire régionale.

2005 est également une année décisive pour « Manu », il fait la rencontre de Paul Noirot, un navigateur breton de retour de « l’ile de beauté » et qui a déjà fait ses preuves en « Hobie Cat 16 ». Paul sera le mentor d’Emmanuel, celui qui lui transmettra la technique, la passion de naviguer en compétition et l’envie d’aller plus loin. Avec Paul c’est le début d’une véritable amitié, une alliance de « vieux loups de mer », une complicité et une confiance mutuelle qui vont permettre à Emmanuel de se hisser du « HC16 » au F18 : enfin il navigue dans la cour des grands !

En 2007, conforté par l’expérience de ses compétitions avec Paul, Emmanuel se lance dans la régate en catamaran F18, une série de très haut niveau où l’on retrouve régulièrement des navigateurs professionnels. Emmanuel cherche l’approbation de ses pairs, les grands noms du métier et lui aussi sera un « grand de la voile » un jour, il le sait.

Pour « Manu » l’action et le changement sont essentiels pour assumer son besoin incessant de découvertes et d’aventures. A 26 ans, il quitte sa terre natale de Bretagne pour s’installer à Toulon. Emmanuel devient auto-entrepreneur et ouvre son entreprise « CataProRace » qui distribue la gamme de catamarans « Ahpc » fraîchement importés d’Australie.

Et il navigue beaucoup à cette époque, s’entraîne en autodidacte, très friand des dernières techniques de voile, il peaufine, s’améliore sur ce nouveau support. Sa compréhension du fonctionnement de ce nouveau bateau est rapide, son esprit vif et analytique : le « Viper » pour lui c’est un catamaran de 16 pieds équivalent au f18 mais beaucoup plus léger et finalement  tout aussi rapide.

Enfin, son assiduité et sa persévérance vont payer et ce nouveau bateau importé d’Australie sera son porte-bonheur ! 2011 c’est l’année des victoires et des rencontres.

Emmanuel remporte le championnat de France inter-série sur « Viper », au cap d’Agde avec Alexandre Noirot, jeune frère de Paul. C’est la première saison qu’ils font ensemble et pourtant le « binôme d’un jour » monte sur la première marche du podium.

Puis Emmanuel gagne le championnat de France des raids F18 en Bretagne, là où tout a commencé. Il court avec un hollandais qui « tournait  fort » sur le circuit, Thijs Visser, champion du monde F18. Ce sera leur unique compétition ensemble, une alliance de champions.

Si la victoire l’attire et le stimule, Emmanuel doute encore, il est en quête de réponses fondamentales pour lui : a-t-il gagné par hasard ? Peut-il aller plus loin encore ? Que lui manque-t-il pour faire la différence ?

Première épreuve de la saison l’Eurocat et Emmanuel part favori de cette compétition mais il ne sait pas ce qu’il vaudra au milieu de tous ces compétiteurs hors-pair. De nature plutôt secrète et réservée, souvent timide et sur la défensive, il va contrebalancer cette tendance parce qu’il a compris que ce qui va faire la différence : c’est le partenaire qu’il va choisir. Il doit trouver « sa moitié », celui qui va briller et se sublimer à ses côtés, celui qui va l’épater lui-même.  Ce sera Eric Le Bouëdec, un breton de Lorient, longtemps adversaire, qui deviendra son partenaire vers la victoire. Avec Eric, il trouve un co-équipier et un ami et le binôme breton remporte le championnat du monde à Erquy, leur terre natale ! Mais comme ces deux-là en veulent toujours plus, ils s’imposent aussi au championnat de France et puis gagne l’Eurocat !

En voile le partenaire est important, mais il ne faut pas négliger le « 3ème homme » : le bateau. La voile est avant tout un sport mécanique et la préparation du bateau est primordiale. Le chantier Italien « Bimare » vient le démarcher pour lui proposer de faire évoluer son 16 pieds (le X16), un bateau de la même catégorie que le « Viper », la Formule 16. Encore un nouveau challenge ! En effet, le bateau ne connait pas les podiums et puis il y a pas mal de travail de mise au point pour rendre le support performant. Alors avec Eric, Emmanuel se lance un nouveau défi : ils veulent améliorer le bateau pour le rendre plus performant, plus compétitif. Ils modifient les voiles, le plan de pont avec le soutien du distributeur français du « Bimare ». Le délai de préparation est très court, et à nouveau le travail d’équipe va payer. Ils prennent la 2ème place du championnat d’Europe Formule 16.

Ils sont plutôt satisfaits car ils ont eu peu de temps pour se préparer et en plus ils ont fonctionné « à distance » : Emmanuel à Toulon et Eric en Bretagne. La force du binôme a vaincu la distance et Emmanuel s’est fait un nom dans le milieu !

Une société du nautisme qui cherche à évoluer propose à Emmanuel d’être associé pour la création d’une boutique de matériel de voile avec le soutien de la célèbre marque « Hobie Cat ». Emmanuel va alors changer d’emploi puisqu’il n’aime pas la monotonie. Il décide donc de transmettre sa passion pour la voile et devient également distributeur « Bimare » pour la France et son magasin ouvre à Bordeaux en janvier 2016. Emmanuel sera particulièrement à son aise dans la vente, la relation clients. En parallèle, il continue la compétition et la victoire est encore au rendez-vous. En 2017, Eric et Emmanuel remportent leur première « vraie victoire » en championnat d’Europe.

Pour progresser et sortir de sa propre « zone de confort » Emmanuel souhaite maintenant évoluer avec d’autres partenaires de voile. Son premier co-équipier de la saison sera Théo, un Brestois ! Ensemble le duo « breton » gagnera le championnat de France puis un titre de vice-champion du Monde de « Viper », fin 2017 en Australie.

Jeu du destin ou simple coïncidence, son deuxième binôme à l’époque se prénomme aussi Théo et c’est son collègue de travail au magasin à Bordeaux. Emmanuel va l’embarquer de manière opportune, juste le temps d’un weekend pour le National Hobie Cat sur un catamaran Formule 18 Wild Cat et la victoire sera au bout du chemin. Il aime cela « Manu » guider les autres vers le succès et il le fait plutôt très bien jusqu’ici…

En 2018, Emmanuel rencontre son « troisième Théo », un jeune compétiteur aperçu sur une autre régate. C’est un «  coup de foudre professionnel ». La jeunesse et l’optimisme  de Théo vont pallier à la nature parfois ombrageuse de Manu.

En 2018, le binôme Théo/Manu remporte le championnat d’Europe toujours sur ce nouveau support.

Emmanuel sait maintenant qu’il peut gagner en F16 mais ce qu’il recherche avant tout c’est l’autonomie et la liberté. Début 2019, il quitte le magasin pour se lancer un nouveau défi, parce qu’il aime cela les défis et puis il en veut plus toujours plus. Il est comme cela « manu » toujours plus loin, toujours plus vite. C’est parti pour l’aventure du multi-50 !

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